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Découvrir la ville et son histoire |
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Saint-Cyprien, désormais ville de plus de 10 000 habitants, est en pleine expansion. Riche de multiples atouts, station balnéaire des plus prisées, 2e port de plaisance de Méditerranée, elle préserve - et entend bien continuer à préserver - son caractère paysager, sa dimension humaine et son cadre de vie, qualités qui la rendent si attachante au cœur des Cyprianencs... |
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De la « Villa Salix » au petit village de Saint-Cyprien |
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* A l'époque romaine (118 avant JC), apparaissent les premiers vestiges de Saint-Cyprien sur le site de la « villa Salix », au milieu des marécages et des saulaies, non loin de Saint-Cyprien qui tient lieu de port annexe à l'antique Illiberis (devenue Helena au IVème siècle sous l'empereur Constantin, puis Elne). Une voie de liaison romaine confirme bien les échanges commerciaux entre ces deux villages. Elne devient au VIème siècle le siège de l'Evéché.
* En 915 apparaît pour la première fois le nom de Saint-Cyprien , du nom d'un Saint martyr, évêque de Carthage. A ce village était associé le nom de « Vilarasa », puis en 928 celui d'une chapelle dédiée à Saint-Etienne.
* A partir du Moyen-Age, la ville de Saint-Cyprien s'agrandit ; une église est construite au XIIIème. Sa population est estimée à 350 habitants vers 1385 , Elne comptait alors 2000 habitants.
Les terres étant inondables, un réseau d'agouilles, de canaux et d'aqueducs est mis en place pour les assainir. La vie agricole est tournée vers l'élevage (pacage de bétail dans les prairies), la culture de céréales, le commerce maritime et la pêche constituant un revenu secondaire.
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Du village terrien au « village de la mer » |
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* Vers le milieu du XVIIIème , apparaît une forte expansion du commerce maritime (morue, huile, charbon, fer du Canigou) : l'activité du port d'échanges vers Elne est relancée. La lutte contre les inondations devient une priorité : pour assurer l'écoulement des eaux et éviter les inondations, il est prévu d'aménager le secteur de « l'Aygal », en renvoyant les eaux vers l'étang de Saint-Nazaire, mais en 1761 il faudra creuser un canal pour évacuer les eaux vers la mer, l'Aygal étant d'un niveau inférieur à celui de l'étang. L'entretien de ces canaux est alors renforcé.
* En 1891 , la population est de 845 habitants, avec 160 enfants. Il est alors prévu en 1898 la création d'un groupe scolaire et administratif (mairie, écoles, bureaux).
Les terrains de « l'Aygal » vont être morcelés, et deviennent des terres cultivables : c'est la victoire en 1897 de l'agriculture sur l'élevage
* En 1926 , la population est de 1154 habitants, essentiellement regroupés autour du vieux village, alors qu'il existait sur la côte deux petits villages aux lieux-dits « Las Routas » et « l'Aygual », détruits pendant la seconde Guerre Mondiale.
* En 1947 , le Ministère de la Reconstruction décide alors la construction d'un lotissement de 78 constructions, avec des fonds publics, pour reloger les familles de pêcheurs : c'est le point de départ de l'essor que connaîtra ensuite Saint-Cyprien, avec l'aménagement d'un second lotissement en 1954. Etait née une grande idée : la création d'un village de mer. La population est alors de 1441 habitants.
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De la station nouvelle au développement de la ville |
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* En 1959 , une route départementale relie en front de mer, le long de l'étang, Canet à Saint-Cyprien : la station balnéaire est née, Saint-Cyprien verra ainsi consacrée sa dualité, la tradition terrienne du village, l'avenir touristique de la plage : un territoire de la terre à la mer.
* A partir de 1962 , un vaste programme d'aménagement de la commune est lancé : il doit faire de Saint-Cyprien une station des plus modernes et des plus belles de la côte. Confié à la SCATSCY (Société Civile pour l'Aménagement de Saint-Cyprien, Société Anonyme disposant des moyens nécessaires en association avec la Caisse des Dépôts et Consignations) avec le concours technique de la SCET (Société Centrale pour l'Equipement du Territoire), un programme de réalisations importantes est exécuté, appuyé par la Mission Interministérielle d'Aménagement touristique du Languedoc-Roussillon, présidée par Pierre Racine. Les organes administratifs sont d'abord implantés : un bureau de poste (1964), une nouvelle mairie et une Gendarmerie en 1965 ; suivent la création d'une piscine, de quatre campings municipaux, d'un foyer résidence de personnes en 1966.
- En octobre 1967, le Général de Gaulle honora la commune de sa visite, lors de son déplacement présidentiel en Languedoc-Roussillon, souhaitant « bonne à chance à Saint-Cyprien » .
La population en 1968 est de 2592 habitants.
* Des réalisations majeures pour l'essor touristique de la commune :
- En 1967, création d'un port : conçu dès 1961, l'avant-projet général est adopté en 1964, prévoyant à ce port deux vocations : la plaisance et le tourisme avec la création de marinas, et le remembrement de l'activité pêche avec débarquement à quai. Creusé début 1967, le port accueille 300 bateaux dans l'été 1968 , puis 700 l'année suivante.
En juin 1969, la commune se voit attribuée la concession d'exploitation du port, modifiée ensuite par une succession d'avenants suivant l'extension des limites, dont l'avenant de juillet 1980 qui annexe le plan d'eau des Capellans et les marinas qui l'entourent.
Depuis janvier 1984, s'est opéré le transfert de compétence, conformément à la loi de décentralisation. Aujourd'hui, le port avec ses 2200 anneaux se place au deuxième rang du bassin méditerranéen et au troisième rang français .
- En 1975, inauguration du musée François Desnoyer : il présente les œuvres que le peintre a léguées à la ville. Suivra, en 1985, l'ouverture du Musée des Artistes Catalans. Les échanges culturels favorisent la constitution du patrimoine pictural;
- En 1976, création d'un golf : créé par des Ecossais, racheté par le groupe Dactim, puis par la société « Open Golf Club », le golf international de 27 trous, avec son complexe « resort » (hôtel, résidence, nombreux services proposés sur place) et son école dynamique est aujourd'hui en pleine mutation.
- En 1981, construction d'un complexe sportif au Mas des Capellans : exploité par la Société Grand Stade, il comprend 24 courts de tennis, club-house, piscine, 4 salles de squash. Des stages, animés par les sportifs Yannick Noah, Michel Platini et Raymond Poulidor, s'y déroulent;
- En 1984, construction d'un centre d'hébergement , près des installations sportives, loué par la commune à l'UCPA (Union des Centres de Plein Air), qui reprend à partir de 1988 l'exploitation du centre sportif.
- en 1993, achat du complexe par la commune puis en 1995 de la totalité du domaine des Capellans.
Après cette décennie, la ville est, en quelque sorte, un gros village de 6892 habitants en 1990, avec de nombreux atouts à exploiter.
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De la station
à l'une des principales villes du département |
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* A partir de 1990 , de grands aménagements modernisent la ville, sous l'impulsion de son nouveau maire, le Dr Jacques Bouille :
travaux d'assainissement, de mise hors d'eau et de lutte contre les inondations,
aménagements urbains (Espace Rodin, place de la République, promenade marine, quai Rimbaud, avenue du Roussillon, carrefour Maillol),
réalisations de nouvelles infrastructures : scolaires (crèche, école maternelle Met, école Henri), sociales (création d'une école de musique, ouverture d'une maison des jeunes, d'un jardin d'enfants « La Mainada »), sportives centrées autour du complexe des Capellans.
De nouvelles créations offrent de nouveaux services : création d'une police municipale, d'un corps de sapeurs-pompiers professionnels, ouverture d'une annexe-mairie à la plage, rachat par le Centre Communal d'Action Sociale de la Résidence Desnoyer, foyer-logement pour personnes âgées.
- En 1994, la création d'un Centre d'Art Contemporain, dans l'espace du musée des Artistes Catalans, consacre l'essor culturel de la ville, grâce aux expositions temporaires d'artistes de renommée nationale ou internationale.
- En matière d'environnement, les efforts sont constants et permettent à la station d'obtenir régulièrement le label du Pavillon Bleu des ports (depuis 1991) et des plages (depuis 1992).
- Dès 1998 , après la mise hors d'eau du secteur de la Prade, grâce à la déviation du canal d'Elne et à la réalisation de bassins d'orage, de grands chantiers d'urbanisme sont entrepris sur cette zone, autour d'un vaste parc central paysager reliant
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et le village, ainsi que dans le secteur des Aspres et des Chinchettes.
* Des réalisations intercommunales
- En 1992, Saint-Cyprien intègre la Communauté de Communes Sud-Roussillon - la 1 ère créée dans le département - avec les villages environnants Latour-Bas-Elne, Alenya et Saleilles, pour la gestion de l'eau et des déchets, et l'aménagement du territoire intercommunal notamment.
- Construction du Centre Technique José Arrieta à la Zone artisanale des Aspres, regroupant les services de la Communauté
- En 1995, construction d'une nouvelle station d'épuration intercommunale , l'une des plus performantes de France. Elle reçoit depuis 1997 la certification ISO 9002, label attribué par l'Association Française d'Assurance Qualité. Gérée par la CEO, sa capacité de traitement s'adapte aisément à l'afflux de population en saison, et en fonction de l'accroissement de ses habitants. Une plate-forme de compostage est venue par la suite compléter le traitement des déchets.
- En 1998, reconstruction de la piscine , qui devient la piscine intercommunale Léon Hennebicq, mise à la disposition des résidents.
* Une ville au futur prometteur:
- En mars 1998, à la suite de la création du canton de Canet, Saint-Cyprien devient chef-lieu du Canton de la Côte Radieuse.
- En mars 1999, avec 8655 habitants, Saint-Cyprien est la 5 ème ville du département.
- En 2002, des collèges accueillent désormais, pour la 1 ère fois, les élèves du secteur : le collège public Alice et Jean Olibo et le collège privé Saint-Pierre de la Mer.
- En décembre 2002, est inaugurée, au rond-point de la Prade, la nouvelle brigade de gendarmerie , recevant des effectifs accrus, ce qui facilite les interventions de proximité. Les services de gendarmerie sont renforcés par l'installation sur le port d'une brigade nautique, chargée de la sécurité des zones côtières.
- En 2003, la médiathèque Prosper Mérimée ouvre ses portes à la Prade, et deviendra assurément le lieu privilégié des échanges culturels.
- Le jardin des plantes Les Capellans , désormais ouvert au public, conduit le promeneur au cour d'un parc aux arbres centenaires, l'un des plus beaux du département, exceptionnel par ses essences et son aménagement original.
Saint-Cyprien, désormais ville de plus de 10 000 habitants, est en pleine expansion. Riche de multiples atouts (station balnéaire des plus prisées, 2 ème port de plaisance de Méditerranée), elle préserve - et entend bien continuer à préserver - son caractère paysager, sa dimension humaine et son cadre de vie, qualités qui la rendent si attachante au cœur des Cyprianencs.
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